Pourquoi raisonner en durée plutôt qu’en cycles
On lit souvent qu’il faudrait se réveiller à la fin d’un cycle, en comptant des blocs de quatre-vingt-dix minutes. C’est une simplification : la durée d’un cycle varie d’une personne à l’autre, mais aussi au fil de la nuit, les cycles de fin de nuit étant différents de ceux du début. Aucun calcul fondé sur l’heure de réveil ne peut donc dire à quel moment précis un cycle s’achèvera.
Ce que l’on peut faire, en revanche, c’est s’assurer de dormir assez longtemps — et surtout, régulièrement.
La régularité, souvent plus utile que la durée
Des horaires de coucher et de lever stables, y compris le week-end, aident l’organisme à anticiper le sommeil. À l’inverse, un rythme très irrégulier fatigue même lorsque le nombre total d’heures paraît suffisant. Quelques repères qui font consensus :
- une chambre fraîche, sombre et calme ;
- de la lumière du jour le matin, qui cale l’horloge interne ;
- de la caféine évitée en fin de journée ;
- des écrans lumineux limités dans l’heure précédant le coucher ;
- l’alcool évité le soir : il facilite l’endormissement mais dégrade la seconde moitié de nuit.
Quand en parler à un médecin
Des difficultés qui persistent plusieurs semaines méritent un avis, de même qu’une somnolence importante en journée, des ronflements avec pauses respiratoires signalées par l’entourage, ou un sommeil non réparateur malgré des nuits de durée suffisante. Ces situations ont des causes identifiables et des prises en charge — encore faut-il les rechercher.